Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/285

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dessus plus tard. Allons, prenez courage ; — vous n’allez pas mourir ainsi comme une brute. Tenez, monsieur, buvez ; — je sais que vous êtes faible. Je causerai plus tard avec vous.


PALÉMON.

— Arcite, tu pourrais n’empoisonner maintenant.


ARCITE.

Je le pourrais ; — mais il faudrait d’abord que j’eusse peur de vous. Asseyez-vous ; et, une fois pour toutes, — renonçons à ces vains parlages ! N’allons pas, — ayant avec nous notre vieille réputation, — bavarder comme des niais ou des lâches !… À votre santé !

Il boit.

PALÉMON.

Soit !


ARCITE.

— Asseyez-vous donc, je vous prie : et laissez-moi vous supplier, — par tout ce que vous avez d’honneur et d’honnêteté, — de ne plus faire mention de cette femme ! Cela nous troublerait ; — nous aurons plus tard tout le temps.


PALÉMON.

Bien, monsieur, je vous fais raison.


ARCITE.

— Buvez une bonne et cordiale rasade ! Cela fait du bon sang, mon cher. — Ne sentez-vous pas que cela vous dégèle ?


PALÉMON.

Arrêtez ; je vous le dirai — après une rasade ou deux de plus.


ARCITE.

Ne vous gênez pas ; — le duc en a encore, mon petit cousin. Mangez maintenant.


PALÉMON.

Oui.