Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/291

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GERROLD.

— Où sont vos rubans, fillettes ? Nagez avec vos corps, — et balancez-les doucement et lestement, — et, de temps à autre, un sourire et une gambade !


NELL.

— Laissez-nous faire, monsieur.


GERROLD.

Où est le reste de l’orchestre ?


TROISIÈME CAMPAGNARD.

— Dispersé comme vous l’avez commandé.


GERROLD.

Couplez nos gens, — et voyez qui manque… Où est le Bavien ?… — Mon ami, portez votre queue sans offenser — ni scandaliser les dames ; et ne manquez pas — de cabrioler avec audace et énergie ! — Et quand vous aboyez, faites-le avec jugement.


LE BAVIEN.

Oui, monsieur.


GERROLD.

Quo usque tandem ? Il y a une femme qui manque.


QUATRIÈME CAMPAGNARD.

— Nous pouvons aller chanter : toute la graisse est dans le feu.


GERROLD.

Nous avons, — comme disent de doctes auteurs, lessivé une tuile ; — nous avons été fatuus, et nous avons perdu nos peines.


DEUXIÈME CAMPAGNARD.

— C’est cette impertinente créature, cette sale drôlesse, — qui nous avait promis si sérieusement d’être ici, — Cécile, la fille du couturier ! — Les premiers gants que je lui donne seront en peau de chien ! — Ah ! si une fois elle me trompe… Vous pouvez le dire, Arcas, — elle avait juré, par le pain et le vin, de ne pas manquer.