Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/292

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GERROLD.

Une anguille et une femme, — dit un savant poëte, à moins que vous ne les teniez — par la queue et avec vos dents, échapperont l’une et l’autre. — En somme, nous voici dans une fausse position.


PREMIER CAMPAGNARD.

— Que le feu du mal l’attrape ! Nous faire faux bond à présent !


TROISIÈME CAMPAGNARD.

Qu’allons-nous — décider, monsieur ?


GERROLD.

Rien. — Notre affaire est devenue une nullité, — oui, une triste et pitoyable nullité !


QUATRIÈME CAMPAGNARD.

— Au moment même où la réputation de notre ville en dépend, — nous morfondre là à pisser sur des orties !… — Va ton chemin, je me souviendrai de toi, je t’arrangerai.

Entre la fille du geôlier.

LA FILLE DU GEÔLIER, chantant.

Le George est descendu du sud,
De la côte de Barbarie, ah !
Et a rencontré là de braves galiotes de guerre,
Par un, par deux, par trois, ah !

Salut, salut, coquettes galiotes !
Et où donc vous dirigez-vous ? ah !
Oh ! naviguons de compagnie
Jusqu’à ce que nous arrivions au Sund, ah !

Il y avait trois sots en querelle pour une huette.
L’un disait que c’était une chouette,
L’autre, il disait que non ;
Le troisième, il disait que c’était un faucon,
À qui on avait coupé ses grelots.