Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/296

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Entrent les campagnards, les villageoises, etc. Tous dansent la danse morisque.

Dames, si nous avons été gais,
Et si nous vous avons plu
Avec ce rigodon,
Dites que le maître d’école n’est point un rustre.
Duc, si nous t’avons satisfait, toi aussi,
Et si nous avons agi en braves enfants,
Donne-nous un arbre ou deux
Pour notre mât de cocagne, et, en retour,
Avant qu’une autre année s’écoule,
Nous te ferons rire, toi et toute la compagnie.


THÉSÉE.

— Prends-en vingt, magister… Comment se trouve ma bien — aimée ?


HIPPOLYTE.

On ne peut plus charmée, seigneur.


ÉMILIE.

— Cette danse était excellente ; et, pour la préface, — jamais je n’en ai ouï de meilleure.


THÉSÉE.

Maître d’école, je vous remercie. — Qu’on veille à ce qu’ils soient tous récompensés.


PIRITHOÜS.

Voici de quoi — peindre votre mât de cocagne.


THÉSÉE.

Retournons à nos divertissements !


GERROLD.

Puisse le cerf que tu chasses tenir longtemps,
Et puissent tes chiens être lestes et forts !
Puissent-ils le tuer sans encombre,
Et que les dames en mangent les daintiers !

Fanfares.