Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/331

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avec elle, découpez pour elle, buvez à elle, et insistez sans cesse à travers tout cela pour obtenir ses bonnes grâces et l’accès de sa faveur. Sachez quelles jeunes filles Ont été ses compagnes et ses camarades de jeux ; et faites-les venir à elle avec le nom de Palémon à la bouche, et chargées de cadeaux qu’elles seront censées offrir en son nom. C’est un mensonge qui la trouble, et c’est par des mensonges qu’il faut le combattre. Ceci pourra l’induire à manger, à dormir, et remettre en ordre et en équilibre ce qui est faussé en elle. J’ai vu cela réussir je ne sais combien de fois ; et j’ai grand espoir de voir ce cas s’ajouter au nombre. Je viendrai, entre les diverses phases de ce projet, donner mes soins. Mettons-le à exécution ; et hâtons-en le succès qui, n’en doutez pas, ramènera le bien-être.

Ils sortent.

ACTE V

SCÈNE I

[Une place sur laquelle sont disposés les autels de Mars, de Vénus et Diane.]
Fanfares. Entrent Thésée, Pirithoüs, Hippolyte et leur suite.

THÉSÉE.

— Maintenant, qu’ils entrent, et qu’ils offrent — aux dieux leurs saintes prières ! Que les temples — resplendissent de feux sacrés, et que les autels — fassent monter leur encens en nuées pieuses, — jusqu’à ceux qui nous dominent ! N’omettons rien de ce qui est dû. — Ils ont une noble tâche à remplir, ceux qui veulent honorer — les puissances dont ils sont aimés.