Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/38

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avoir vécu du temps de Henry VI. Ce bon enchanteur a pour élève le jeune Raymond Mounchensey dont il protège les amours contre une coalition de grands parents avares et ganaches ; par une succession de mystifications réjouissantes, il parvient, en dépit de tous les obstacles, à marier son favori à la charmante Millisent, dont celui-ci est passionnément épris.

La Très-plaisante comédie de Mucédorus, le fils du roi de Valence, et d’Amadine, la fille du roi d’Aragon, avec les joyeuses plaisanteries de Mouse. Londres, 1598. — Le prince Mucédorus, déguisé en berger, s’introduit à la cour d’Aragon et se fait aimer d’Amadine qu’il a délivrée fort à propos des griffes d’un ours mal léché. Chassé de la cour à cause de son outrecuidante passion, le prétendu pâtre enlève sa princesse, l’emmène dans les bois, lui sauve l’honneur en exterminant sur place un sauvage qui tente de la violer, et, après cette prouesse triomphale, n’hésite plus à déclarer qui il est pour demander en mariage la belle qu’il a si bien méritée.

La Plaisante comédie de la belle Emma, la fille du meunier de Manchester, avec les amours de Guillaume le Conquérant. Comme elle a été diverses fois jouée publiquement dans l’honorable cité de Londres par les serviteurs du très-honorable lord Strange, 1631. — Cette comédie est composée de deux intrigues qui se nouent et se dénouent parallèlement. — Guillaume le Conquérant s’énamoure de Blanche, princesse de Danemark, dont il n’a fait qu’apercevoir le portrait sur l’écu d’un chevalier ; il part incontinent pour la cour d’Elseneur et, reniant brusquement son premier caprice, transfère ses hommages à la jolie Mariana, captive suédoise, dont, un beau soir, la princesse délaissée endosse les habits pour se faire enlever et épouser par le roi. — En même temps la gentille Emma, fille d’un chevalier qui exerce pour la forme l’état de meunier, est cour-