Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/392

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énergie, et que vous le preniez pour époux et seigneur. Tendez-moi la main, car tel est notre accord. Donnez-nous maintenant une preuve de votre féminine tendresse. Il est le neveu d’un roi, pardieu, et, fût-il un pauvre bachelier, puisqu’il vous a servie tant d’années, puisqu’il a subi pour vous une si grande adversité, vous devriez, il me semble, en être touchée. La gentille merci se doit à des titres aussi éclatants.

Puis le duc parla ainsi au chevalier Palémon : — Je sais qu’il n’est pas besoin d’un long sermon pour vous faire consentir à cet arrangement. Approchez, et prenez votre dame par la main.

Ainsi fut conclue entre eux la sainte union du mariage, avec la sanction de tous les barons. Et ainsi, en toute félicité, en pleine harmonie, Palémon épousa Émilie.

FIN DE L’APPENDICE.