Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 2.djvu/167

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comme le rossignol, — jusqu’à ce que mes couleurs soient arborées en France. — Voilà ma réponse finale. Sur ce, va-t’en.


LORRAINE.

— Cette bravade et toutes les bravades anglaises — me blessent moins que la vue empoisonnée de cet homme.

Il montre Artois.

— Celui-là est le plus perfide, qui de tous devrait être le plus loyal.

Sortent le duc de Lorraine et sa suite.

ÉDOUARD.

— Maintenant, milords, notre barque rapide est sous voile ; — notre gage est jeté, et la guerre sera vite commencée, — mais ne sera pas terminée si tôt.

Entre sir William Montague.

— Mais pourquoi sir William Montagne vient-il ? — Où en est la trêve entre l’Écossais et nous ?


MONTAGUE.

— Rompue, brisée, mon illustre seigneur ! — À peine ce roi traître a-t-il été informé — de la retraite de votre armée. — que soudain, oubliant son serment récent, — il a envahi les villes frontières. — Berwick est conquis ; Newcastle pillé et perdu ; — et maintenant le tyran investit — le château de Roxburgh, où — la comtesse de Salisbury est enfermée et en danger de mort.


ÉDOUARD.

— C’est ta fille, Warwick, n’est-ce pas ? — C’est cette comtesse dont le mari a si longtemps servi en Bretagne — pour y établir le seigneur de Montfort ?


WARWICK.

— En effet, milord.


ÉDOUARD.

— Ignoble David ! en es-tu donc réduit à tourner — contre