Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 2.djvu/266

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ALICE.

— Au lieu de lui !… Mais qui était là, sinon vous ? — Et quelle méprise pouvais-je faire en compagnie de vous seul ?


FRANCKLIN, à part.

— Arden, prends garde de la trop presser.


ARDEN.

— Au fait, amour, on ne doit pas ajouter foi à un rêve. — Qu’il me suffise de savoir que tu m’aimes bien.


ALICE.

— Maintenant je me souviens d’où cela est venu : — n’avons-nous pas parlé de Mosby, hier soir ?


FRANCKLIN.

— Mistress Alice, je vous l’ai entendu nommer une ou deux fois.


ALICE.

— C’est de là qu’est venu mon rêve ; ne me blâmez donc pas.


ARDEN.

— C’est juste, n’en parlons plus. — Chère Alice, il faut que je parte pour Londres présentement.


ALICE.

— Mais, dites-moi, entendez-vous y rester longtemps ?


ARDEN.

— Jusqu’à ce que mes affaires soient finies, pas plus longtemps.


FRANCKLIN.

— Il y restera un mois, tout au plus.


ALICE.

— Un mois ! ciel ! cher Arden, reviens — dans un jour ou deux, ou je meurs.


ARDEN.

— Je ne puis être longtemps éloigné de toi, gentille Alice. — Tandis que Michel ira chercher les chevaux à la prairie,