Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 2.djvu/267

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— Francklin et moi, nous descendrons jusqu’au quai ; — car j’ai là des marchandises à débarquer. — Pendant ce temps, prépare notre déjeuner, chère Alice ; — car avant midi, nous voulons monter à cheval et partir.

Sortent Arden et Francklin.

ALICE.

— Avant midi il entend monter à cheval et partir : — voilà une douce nouvelle ! — Oh ! si quelque esprit aérien, — prenant la forme d’un cheval, pouvait — galoper avec Arden à travers l’Océan — et le jeter de sa croupe dans les vagues ! — Le cher Mosby est l’homme à qui appartient mon cœur ; — Arden l’usurpe, ayant pour lui ceci seulement — que je lui suis attachée par le mariage. — L’amour est un dieu, et le mariage n’est qu’un mot ; — donc le titre de Mosby est le meilleur. — Bah ! quoi qu’il arrive, il sera à moi, — en dépit de mon mari, de l’hymen et de ses rites.

Entre Adam de la Fleur de Lis.

— Eh ! voici venir Adam de la Fleur de Lis. — J’espère qu’il m’apporte des nouvelles de mon bien-aimé. — Eh bien, Adam, quelles nouvelles ? — N’aie pas peur ; mon mari est maintenant hors de la maison.


ADAM.

— Celui que vous savez, mistress Alice, Mosby — est venu à la ville et m’envoie vous dire — que dans aucun cas vous ne devez lui rendre visite.


ALICE.

Je ne dois pas lui rendre visite !


ADAM.

— Non, ni tenir aucun compte de sa présence ici.


ALICE.

— Mais, dites-moi, est-il fâché, mécontent ?