Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Guizot, Didier, 1863, tome 4.djvu/397

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autrement nous sommes perdus. (A Autolycus.) Monsieur, je vous donnerai autant que ce vieillard quand l’affaire sera terminée ; et je resterai, comme il vous le dit, votre otage, jusqu’à ce que l’or vous ait été apporté.

AUTOLYCUS.—Je m’en rapporte à vous ; marchez devant vers le rivage ; prenez sur la droite. Je ne ferai que regarder par-dessus la haie, et je vous suis.

LE FILS.—Nous sommes bien heureux d’avoir trouvé cet homme, je puis le dire, bien heureux.

LE BERGER.—Marchons devant, comme il nous l’ordonne ; la Providence nous l’a envoyé pour nous faire du bien.

(Le berger et son fils s’en vont.)

AUTOLYCUS, seul.—Quand j’aurais envie d’être honnête homme, la fortune ne le souffrirait pas ; elle me fait tomber le butin dans la bouche ; elle me gratifie en ce moment d’une double occasion : de l’or, et le moyen de rendre service au prince mon maître ; et qui sait combien cela peut servir à mon avancement ? Je vais lui conduire à bord ces deux taupes, ces deux aveugles : s’il juge à propos de les remettre sur le rivage, et que la plainte qu’ils veulent présenter au roi ne l’intéresse en rien, qu’il me traite s’il le veut de coquin, pour être si officieux ; je suis à toute épreuve contre ce titre, et contre la honte qui peut y être attachée. Je vais les lui présenter ; cela peut être important.

(Il sort.)


FIN DU QUATRIÈME ACTE.