Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1868, tome 7.djvu/123

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— Il faut que je marche contre les Parthes… Soit science, soit hasard, — il a dit vrai… Les dés même lui obéissent ; — et, dans nos jeux, toute ma supériorité s’évanouit — devant son bonheur ; si nous tirons au sort, il gagne ; — ses coqs l’emportent toujours sur les miens, — quand tous les calculs sont pour le contraire ; et toujours ses cailles — battent les miennes dans l’enceinte de la lutte. Je veux retourner en Égypte ; — j’ai fait ce mariage pour ma tranquillité ; soit ! — Mais c’est en Orient qu’est mon plaisir…


Entre Ventidius.

ANTOINE.

Ah ! venez, Ventidius. — Vous allez marcher contre les Parthes ; votre commission est prête ; — suivez-moi pour la recevoir.

Ils sortent.

Scène IX.


[Rome. Une place publique.]


Entrent Lépide, Mécène et Agrippa.

LÉPIDE.

— Ne vous dérangez pas plus longtemps ; je vous en prie, rejoignez vite — vos généraux.


AGRIPPA.

Seigneur, que Marc-Antoine — prenne seulement le temps d’embrasser Octavie, et nous marchons.


LÉPIDE.

— Jusqu’à ce que je vous voie dans ce costume de soldat — qui vous ira si bien à tous deux, adieu !