Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1868, tome 7.djvu/141

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ANTOINE.

C’est vrai ; et ses larmes sont humides.


CÉSAR, à Antoine.

Cette description le satisfera-t-elle ?


ANTOINE.

Oui, avec la santé que Pompée lui porte. Autrement, ce serait un épicurien bien difficile.


POMPÉE, bas, à Ménas.

— Allez vous faire pendre, mon cher, allez !… me parler de quoi ?… Arrière ! — Obéissez…

Haut.

Où est la coupe que j’ai demandée ?


MÉNAS, bas, à Pompée.

— Au nom de mes services, si tu veux bien m’entendre, — lève-toi de ton tabouret.


POMPÉE, bas, à Ménas.

Tu es fou, je crois. De quoi s’agit-il ?

Il se lève et se retire à l’écart avec Ménas.

MÉNAS.

— J’ai toujours eu le chapeau bas devant ta fortune.


POMPÉE.

— Tu m’as toujours servi avec une grande fidélité. Après ?

Haut, aux convives.

— Soyez joyeux, seigneurs !


ANTOINE.

Lépide, — défiez-vous des bancs de sable : vous sombrez.


MÉNAS, bas, à Pompée.

— Veux-tu être seigneur de tout l’univers !


POMPÉE, à Ménas.

Que dis-tu ?


MÉNAS.

— Encore une fois, veux-tu être seigneur de l’univers entier ?