Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 10.djvu/350

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CASCA.

Vous m’avez tiré par mon manteau : voudriez-vous me parler ?


BRUTUS.

— Oui, Casca : dites-nous, qu’est-il arrivé aujourd’hui, — que César a l’air morose (30) ? -


CASCA.

Mais vous étiez avec lui, n’est-ce pas ?


BRUTUS.

— En ce cas, je ne demanderais pas à Casca ce qui est arrivé. —


CASCA.

Eh bien, on lui a offert une couronne ; et, au moment où on la lui offrait, il l’a repoussée avec le revers de sa main, comme ceci ; et alors le peuple a poussé une acclamation.


BRUTUS.

Et pourquoi le second cri ?


CASCA.

Eh ! pour la même raison.


CASSIUS.

Ils ont vociféré trois fois… Pourquoi la dernière ?


CASCA.

Eh ! pour la même raison.


BRUTUS.

Est-ce que la couronne lui a été offerte trois fois ?


CASCA.

Oui, morbleu ; et il l’a repoussée trois fois, mais chaque fois plus mollement ; et à chaque refus mes honnêtes voisins acclamaient.


CASSIUS.

Qui lui a offert la couronne ?


CASCA.

Eh ! Antoine.