Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/300

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LEBEAU.

Eh bien, celui dont je parle.


PIERRE DE TOUCHE.

Ainsi les hommes deviennent plus savants de jour en jour ! C’est la première foi que j’ai jamais ouï dire que voir briser des côtes était un divertissement pour des femmes.


CÉLIA.

Et moi aussi, je te le promets.


ROSALINDE.

Mais y a-t-il encore quelqu’un qui aspire à entendre dans ses côtes ce bris musical ? Reste-t-il quelque amateur de côtes brisées ?… Verrons-nous cette lutte, cousine ?


LEBEAU.

Il le faut bien, si vous restez ici ; car voici l’endroit même fixé pour la lutte, et ils sont prêts à l’engager.


CÉLIA.

Pour sûr, ce sont eux qui viennent. Restons donc et voyons.


Fanfares. Entrent le duc Frédéric, Orlando, Charles, des seigneurs et des gens de service.

FRÉDÉRIC.

En avant ! puisque ce jeune homme ne veut pas se laisser fléchir, qu’il coure les risques de sa témérité.


ROSALINDE, montrant Orlando.

Est-ce là l’homme ?


LEBEAU.

Lui-même, madame.


CÉLIA.

Hélas ! il est trop jeune ; pourtant il a un air triomphant.