Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/390

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Scène XXI.


[Sous la feuillée.]


Entrent Pierre de Touche et Audrey.

PIERRE DE TOUCHE.

Demain est le joyeux jour, Audrey ; demain nous serons mariés.


AUDREY.

Je le désire de tout mon cœur, et j’espère que ce n’est pas un désir déshonnête de désirer être une femme établie… Voici venir deux pages du duc banni.


Entrent deux pages.

PREMIER PAGE, à Pierre de Touche.

Heureuse rencontre, mon honnête gentilhomme !


PIERRE DE TOUCHE.

Oui, ma foi, heureuse rencontre !… Allons, asseyez-vous, asseyez-vous, et vite une chanson !


DEUXIÈME PAGE.

Nous sommes à vos ordres, asseyez-vous au milieu.

Pierre de Touche s’assied entre les deux pages.

PREMIER PAGE, au deuxième.

Exécuterons-nous la chose rondement, sans tousser, ni cracher, ni dire que nous sommes enroués, préludes obligés d’une vilaine voix ?


DEUXIÈME PAGE.

Oui, oui, et tous deux sur le même ton, comme deux bohémiennes sur un cheval.


CHANSON.

Il était un amant et sa mie,
Hey ! ho ! hey nonino !
Qui traversèrent le champ de blé vert,
Au printemps, en joli temps nuptial