Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/397

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ORLANDO.

— Si cette vision ne me trompe, vous êtes ma Rosalinde.


PHÉBÉ.

— Si cette vision, si cette forme ne me trompe, — alors, adieu mon amour !


ROSALINDE, au duc.

— Je veux ne pas avoir de père, si ce n’est vous.

À Orlando.

— Je ne veux pas avoir de mari, si ce n’est vous.

À Phébé.

— Je veux n’épouser jamais une femme, si ce n’est vous.


L’HYMEN.

Silence ! Oh ! j’interdis la confusion !
C’est moi qui dois faire la conclusion
De ces événements étranges.
Ces huit fiancés doivent se donner la main
Et s’unir par les liens de l’hymen,
Si la vérité est vraie.

À Orlando et à Rosalinde.

Vous, vous êtes inséparables.

À Olivier et à Célia.

Vous, vous êtes le cœur dans le cœur.

Montrant Silvius à Phébé.

Vous, cédez à son amour,
Ou prenez une femme pour époux.

À Pierre de Touche et à Audrey.

Vous, vous êtes voués l’un à l’autre,
Comme l’hiver au mauvais temps.
Tandis que nous chanterons un épithalame,
Rassasiez-vous de questions,
Afin que la raison calme votre surprise
En vous expliquant notre réunion et ce dénouement.


CHANT.

De la grande Junon la noce est la couronne :
Ô lien sacré de la table et du lit !
C’est l’hymen qui peuple toute cité.
Que l’auguste mariage soit donc honoré.
Honneur, honneur et gloire
À l’hymen, dieu de toute cité !