Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/415

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APPENDICE.



LA DIANE DE GEORGE DE MONTEMAYOR

Traduite d’espagnol en français, par N. Colin.


1578.



RECIT DE FÉLISMÈNE.


[Première partie, livre second.]


Sachez que, comme j’étais en la maison de ma mère-grand, âgée déjà presque de dix-sept ans, un gentilhomme devint amoureux de moi, qui ne demeurait pas si loin de notre maison que, d’une terrasse qui était en la sienne, on ne pût bien voir dans un jardin où l’été je voulais aller passer le temps après souper. De là donc ce malgracieux Félix[1] ayant vu l’infortunée Félismène[2] (qui est le nom de la pauvrette qui vous conte ses désaventures), il s’énamoura de moi ou feignit être énamouré. Félix employa plusieurs jours à me faire entendre sa peine, et, comme ni pour ses démonstrations et passages,

  1. Protée dans les Deux Gentilshommes de Vérone.
  2. Julia.