Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/102

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fallait changer des chimères d’une grandeur sans bornes, contre de misérables réalités.

Telles furent mes réflexions pendant les deux ou trois premiers jours que je passai presque dans la solitude. Mais au commencement de la semaine suivante, je pensai à ce que M. Krempe m’avait dit sur les cours. Et, quoique je ne pusse consentir à aller entendre ce petit pédant débiter des sentences dans une chaire, je me rappelai ce qu’il avait dit de M. Waldman, qui avait été absent jusqu’alors, et que je n’avais jamais vu.

Soit par curiosité, soit par oisiveté, j’allai dans la salle des cours : M. Waldman y entra un instant après. Ce professeur ne ressemblait