Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/26

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aussi la nécessité d’apprendre d’autres langues que celle de mon pays natal ; mais cette conviction fut chez moi trop tardive pour que je pusse en recueillir les plus précieux avantages. J’ai maintenant vingt-huit ans, et suis en vérité plus illettré que bien des écoliers de quinze ans. Il est vrai que j’ai réfléchi davantage, et que mes idées sont plus étendues et plus grandes ; mais, comme disent les peintres, elles manquent de fond, et j’ai bien besoin d’un ami qui ait assez de bon sens pour ne pas me regarder comme un romantique, et qui m’affectionne assez pour essayer de régler mon esprit.

» Plaintes inutiles ! ce n’est certainement pas sur le vaste Océan