Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/32

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


la fois, qui m’agite au moment de mon départ. Je vais dans des régions inconnues, dans la patrie des brouillards et de la neige ; mais je ne tuerai aucun albatross[1], ne soyez donc pas alarmée sur mon sort.

» Vous reverrai-je encore, après avoir traversé des mers immenses, et après avoir doublé le cap le plus au sud de l’Afrique ou de l’Amérique ? Je ne puis m’attendre à un pareil bonheur ; et cependant je n’ose regarder le revers du tableau. Continuez à m’écrire par toutes les occasions : je puis recevoir vos lettres (quoique la chance soit fort douteuse) au moment où j’en au-

  1. Oiseau de mer.