Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/45

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bienveillance et de douceur tel que je n’ai jamais vu. Il est ordinairement plongé dans la mélancolie et le désespoir ; quelquefois même il grince les dents, comme s’il n’était plus capable de supporter le poids des malheurs qui l’accablent.

» Lorsque mon hôte fut un peu rétabli, j’eus beaucoup de peine à éloigner ceux qui voulaient lui faire une foule de questions ; car je ne voulais pas le laisser tourmenter par leur inutile curiosité, dans un état de corps et d’âme dont l’amélioration dépendait évidemment d’un entier repos. Une seule fois, cependant, le lieutenant lui demanda pourquoi il était venu si