Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/53

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mi-éducation, et je ne puis avoir assez de confiance en mes propres moyens. Je désire donc que mon compagnon soit plus sage et plus expérimenté que moi, afin de m’affermir et de me soutenir ; je n’ai pas cru qu’il fût impossible de trouver un véritable ami ».

« Je conviens avec vous, répliqua l’étranger, que l’amitié est non seulement un bien désirable, mais possible. J’eus autrefois un ami, dont l’âme était la plus noble qui fut sous le ciel : il m’est donc permis de juger de la véritable amitié. Vous avez l’espérance et le monde devant vous : ne désespérez de rien. Mais moi… j’ai