Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/175

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ne pouvais demander des renseignemens à aucun être humain. Malgré ces difficultés, je ne perdis pas tout espoir. Je ne pouvais attendre de secours que de vous, de vous qui ne m’inspiriez d’autre sentiment que celui de la haine. Créateur insensible et lâche ! tu m’avais doué de sens et de passions, et tu m’avais jeté dans le monde comme un objet de mépris et d’horreur pour l’espèce humaine ! Il n’y avait que vous à la pitié et à la justice duquel je pusse prétendre, et je me déterminai à réclamer de vous cette justice, que j’essayerais en vain d’obtenir de tout autre être humain.

» Mes voyages furent longs, et mes souffrances cruelles. L’au-