Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/18

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ma vie pour votre repos. Nous serons certainement heureux au sein de notre pays natal, et loin du monde, qui pourra troubler notre tranquillité » ?

En parlant ainsi, elle versait des larmes, et semblait se refuser aux consolations mêmes qu’elle me donnait ; mais, en même temps, elle sourit, afin d’écarter le sombre nuage qui m’entourait. Mon père, à qui l’expression des malheurs, empreinte sur mon visage, ne semblait que l’exagération de ce chagrin, que je devais naturellement éprouver, pensa qu’un amusement conforme à mon goût, serait le meilleur moyen de me rendre cette tranquillité d’esprit dont je jouissais auparavant. C’est dans cette