Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/189

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sais-je, une de celles qui sourient pour tout le monde, excepté pour moi ; elle n’échappera pas : grâce aux leçons de Félix, et aux lois sanguinaires de l’homme, j’ai appris à préparer le mal. Je m’approchai d’elle sans en être vu, et je mis le portrait dans une des poches de son vêtement.

» Pendant quelques jours j’allai souvent à l’endroit où ces scènes avaient eu lieu : tantôt j’avais le désir de vous voir, tantôt j’étais résolu à quitter pour toujours le monde et ses misères. Enfin je vins dans ces montagnes, et j’ai erré dans leurs immenses solitudes, consumé par une passion brûlante que vous seul pouvez satisfaire. Nous ne nous sé-