Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/22

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une autre terre habitée par une autre race d’hommes.

Nous passâmes le pont de Pélissier ; là, le ravin que forme la rivière s’ouvrit devant nous, et nous nous mîmes à gravir la montagne qui le domine. Bientôt après nous entrâmes dans la vallée de Chamouny, plus merveilleuse et plus sublime, mais non aussi belle et aussi pittoresque que celle de Servox que nous venions de traverser. Elle était bornée par de hautes montagnes couvertes de neige ; mais nous ne vîmes plus de châteaux en ruines, ni de campagnes fertiles. D’immenses glaciers bordaient la route ; nous entendions les avalanches tomber avec