Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/55

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J’examinai les matières du feu, et à ma satisfaction, je m’aperçus qu’il était composé de bois. Je réunis promptement quelques branches ; mais elles étaient humides et ne purent s’allumer. J’en fus affligé, et je m’assis en examinant de nouveau l’action du feu. Le bois mouillé que j’avais placé auprès, se sécha et s’enflamma. Je réfléchis sur ce fait, et en touchant les branches je découvris la cause, et m’occupai à rassembler une grande quantité de bois que je mis à sécher, et que je destinai à l’entretien du feu. La nuit vint, et le sommeil avec elle ; j’eus la plus grande crainte que mon feu ne s’éteignît ; je le couvris avec soin de bois sec et de feuilles, au-dessus