Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/54

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recevait chaque jour de nouvelles idées. Mes yeux s’accoutumaient à la lumière ; je voyais les objets dans leur véritable forme ; je distinguai l’insecte de l’herbe, et, par degrés, une herbe d’une autre. Le chant du passereau me sembla grossier, tandis que celui du merle et de la grive était doux et enchanteur.

» Un jour que j’étais transi de froid, je trouvai un feu qui avait été laissé par quelques mendians vagabonds, et dont la chaleur me réchauffa agréablement. Dans ma joie, je mis la main sur les braises ardentes, mais je la retirai sur-le-champ en laissant échapper un cri de douleur. Combien il me sembla étrange que la même cause produisit des effets si opposés !