Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/74

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


comprenais pas ; et le vieillard reprit l’instrument, qui produisit les sons divins qui m’avaient enchanté le matin. Dès qu’il eût cessé, le jeune homme se mit, non pas à chanter ; mais à prononcer des sons monotones, qui ne ressemblaient nullement à l’harmonie de l’instrument du vieillard, ni aux chants des oiseaux ; je sus depuis qu’il lisait à haute voix, mais alors je ne connaissais pas la science des mots ou des lettres.

» La famille donna quelques momens à ces différentes occupations, éteignit ses lumières, et se retira, suivant mes conjectures, pour se livrer au repos.