Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/93

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changèrent beaucoup l’aspect de la terre. Les hommes, qui, avant cette métamorphose, avaient paru cachés dans des souterrains, se dispersèrent pour s’adonner à différens genres de culture. Les chants des oiseaux furent plus gais, et les feuilles commencèrent à garnir les arbres. Heureuse, heureuse terre, digne d’être habitée par des dieux, qui, un moment auparavant, était froide, humide, et malsaine ! Mes esprits étaient transportés par cet aspect enchanteur de la nature ; le passé fut effacé de ma mémoire, le présent était tranquille, et l’avenir s’embellissait des rayons brillans de l’espérance, et de mille joies anticipées.