Page:Sicard - Le Laurier Noir, 1917.djvu/43

La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

TOUSSAINT


Ô jour de la Toussaint ! Sur les Vosges brumeuses
Pèse le balancier funèbre des clochers.
Que de messes des morts ! Et toujours la faucheuse,
À l’horizon sanglant, continue de faucher.

De Profundis ! Pour moi faudra-t-il que l’on prie ?
Dans ce jardin provincial de Mirecourt
Je sens que la tristesse ensevelit ma vie
Et que de noirs corbeaux rôdent sur mon amour.