Page:Siefert - Les Stoïques, 1870.djvu/108

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



LE SACRIFICE D’ABRAHAM.

Quoy qu’il soit tormente,
Et mille fois tente,
Le fidele est vainqueur.
Theodre de Beze.

I.

Abraham rêvait seul assis devant sa tente.
Fixes étaient les traits de son visage pur
Et roides les longs plis de sa robe flottante.

C’était à Bersabée, entre Kadès & Sçur.
Le soleil seulement venait de disparaître,
Et de larges sillons labouraient d’or l’azur.

Sous le fouet des bergers tremblants à l’œil du maître,
Les files de brebis montaient de l’abreuvoir ;
Les bœufs libres du joug lentement allaient paître.