Page:Siefert - Les Stoïques, 1870.djvu/129

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Et le Christ, raffermi par ce faible soutien,
Reprenait le chemin qui finit au supplice.
Ce miel lui suffisait au bord de son calice
Et qu’on lui dît : Merci, car tu m’as fait du bien !

Or, c’est la sainte joie & l’attribut suprême
Que Dieu s’est réservés dans son éternité
D’être pour l’homme ingrat l’amour & la bonté,
Et d’être le pardon lorsqu’il pleure & qu’il aime.

Mais l’urne était si large & le flot si fécond,
Que Dieu le fit pencher sur la fange où nous sommes
Et qu’il dit à Jésus d’amener tous les hommes
A cet amour sans borne, à cette mer sans fond.