Page:Siefert - Les Stoïques, 1870.djvu/32

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Nocre faiblesse est grande à porter le bonheur,
Le vent n’est pas si fort que cette douce haleine.
Cependant que la terre exaltait le Seigneur,
Mon âme a débordé comme une coupe pleine.
Notre faiblesse est grande à porter le bonheur.

Nous n’avons plus la foi de l’heure inespérée.
Sur ma lèvre tremblaient les mots du paradis,
Ceux par qui le ciel s’ouvre à l’extase sacrée.
Ces mots que je savais, je ne les ai pas dits.
Nous n’avons plus la foi de l’heure inespérée.

Le cœur énervé cède à la fatalité.
Quand vient l’amour avec le bonheur pour amorce,
Nous le regardons fuir d’un œil désenchanté,
Nous demeurons passifs, nous n’avons pas la force.
Le cœur énervé cède à la fatalité.