Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/101

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Tout ce qui m’enchantait jadis
Reprend de nouveau forme & vie,
Et, devant moi, le paradis
S’ouvre, qui m’avait tant ravie !

Hélas ! hélas ! il est fermé,
Ainsi que j’en eus le présage,
Et celui que j’ai tant aimé,
Lui-même a changé de visage.

Moi seule puis me souvenir
De tout ce qui m’avait séduite,
Moi seule encor puis revenir
À la félicité détruite.

Car celui que j’aimais est mort.
— Ô la triste & bizarre épreuve !
Je puis le pleurer sans remord,
De son vivant je suis sa veuve.


Juillet 18…