Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/132

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Et déjà son grand œil plombé
Avait, sous les larmes amères,
Le long regard des pauvres mères.


PETIT ENFANT.


III.

Dans les beaux rayons de soleil
L’enfant joyeux se roule & joue.
De sa pauvre petite joue,
Le teint pâle devient vermeil.

Il court, saute, donne l’éveil
Aux pigeons blancs qui font la roue.
Il chante tant, qu’il s’en enroue,
Le chant qui berça son sommeil.

Autour de lui tout est splendide :
En vain le dénûment sordide
L’étreint, morne & silencieux ;