Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/17

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SOUVENIRS D’ENFANCE.


Plus ne suis ce que j’ai été.
Marot.     


Il me semble parfois que ma plaie est guérie :
Et, souriant encor, je regarde au miroir
Revenir doucement mon enfance fleurie.

Je ne sais pas comment, mais je crois la revoir
Ce qu’elle était hier, toute rose & paisible,
Avec son ignorance, avec son fol espoir.

Une ride aujourd’hui court, à peine sensible,
De l’une à l’autre tempe en fugitif sillon,
Et rien n’effacera cette ligne invisible.