Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/184

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« J’entendais un murmure étrange
« Qui s’élevait derrière nous…
« Et c’était un chœur de louange
« Autour du nom de mon époux.

« L’un disait l’œuvre de la veille,
« L’autre le bienfait d’aujourd’hui :
« Tous étaient d’accord, ô merveille !
« Et tous s’inclinaient devant lui.

« Tandis qu’il allait, l’âme fière
« De mon bras passé sous le sien,
« Ô candeur ! ô vertu première !
« Lui n’entendait, ne voyait rien.

« Mais moi, que sa gloire auréole,
« Que l’honneur de son nom grandit,
« Je recueillais chaque parole
« Et j’écoutais tout ce qu’on dit.

« Aussi pressé-je avec ivresse
« Dans ma main l’anneau nuptial,
« Immortel gage de tendresse,
« Chaînon du lien idéal ;