Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/45

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Que votre ombre doit être douce
À celui qui s’en va rêvant !

Abrités du froid & du vent,
Le voyageur vous voit & passe.
À celui qui s’en va rêvant,
Peut-être ouvririez-vous l’espace ?

Le voyageur vous voit & passe,
Il se retourne en soupirant :
Peut-être ouvririez-vous l’espace
À son cœur malade & souffrant ?

Il se retourne en soupirant,
Emporté plus loin dans la vie.
À son cœur malade & souffrant
Votre silence fait envie.

Emporté plus loin dans la vie,
Le voyageur reviendra-t-il ?
Votre silence fait envie,
Ô chers petits chemins d’avril !

Le voyageur reviendra-t-il