Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/46

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Fouler l’herbe que l’agneau broute,
Ô chers petits chemins d’avril !
Qui l’attend au bout de sa route ?

Fouler l’herbe que l’agneau broute,
Au moins, ç’aurait été la paix.
Qui l’attend au bout de sa route ?
Pourquoi fuit-il l’ombrage épais ?

Au moins, ç’aurait été la paix,
La fraîcheur sauvage & champêtre.
Pourquoi fuit-il l’ombrage épais ?
Le bonheur était là, peut-être.

La fraîcheur sauvage & champêtre,
Loin de tous les regards humains,
Le bonheur était là, peut-être,
Dans un de ces petits chemins.

Loin de tous les regards humains,
Mes rêves cachent leurs mystères,
Dans un de ces petits chemins
Discrets, furtifs & solitaires !