Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/57

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



J’eusse été loin d’ailleurs, l’amour m’eût avertie
Comme il a toujours fait par une sympathie
Étrange à concevoir en sa réalité.
Et dans quel trouble affreux n’eussé-je pas été ?
Avec ce doute au cœur, loin de lui, sans nouvelles.
Mes angoisses alors eussent été mortelles.
Quoi donc ? dois-je étouffer de trop justes regrets ?
Mais le pourrai-je, ô Dieu ! lorsque je le voudrais ?
Il est malade, il souffre & je ne puis rien faire,
Rien pour le soulager, rien même pour lui plaire.


Juin 18…