Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/70

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Dieu t’a donné le corps pour prison sur la terre,
Il t’astreint à l’épreuve, à la souffrance austère,
À la misère, au deuil.
Le premier cri de l’être, arrivant en ce monde,
Est un cri de douleur, dont l’angoisse profonde
Ne finit qu’au cercueil.

La vie est un combat sans repos ni relâche.
Lutte donc vaillamment. Le désespoir est lâche :
Dieu hait la lâcheté !
Chaque jour il nous rend par un nouveau prodige
La force & la vertu, mais de nous il exige
La bonne volonté.

Il est dans sa bonté ton secours, ta ressource,
De toute chose il est la fin comme la source,
Le but & le moyen.
S’il t’a donné la vie avec devoir de vivre,
Quand le joug est trop lourd, lui-même te délivre
Et te sert de soutien.

Marche donc devant toi d’un cœur contant & brave,
Laisse aux faibles l’oubli qui restreint & déprave,
Vis & sache pourquoi !