Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/79

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Bientôt ma mère & moi, nous rendîmes visite
À son logis d’automne, une vieille maison,
Un rustique chalet que toujours il habite,
Dans l’arrière-saison.

Nous trouvâmes au bout d’une courte avenue,
Une barrière ouverte au-devant de nos pas ;
Sa mère nous reçut, & comme bienvenue
Me pressa dans ses bras.

Dans le petit jardin quelques tardives roses
Mariaient leur parfum à celui du jasmin.
Ah ! plus encor pour moi, les fleurs d’amour écloses
Embaumaient ce chemin !

La maison nous ouvrait sa porte entrebâillée ;
Nous montâmes ensemble à son balcon couvert,
Admirant la campagne à peine dépouillée
De son feuillage vert.

À nos pieds s’étendait la riante vallée.
Avec ses peupliers & son marais trompeur ;
La colline voisine apparaissait voilée
D’un réseau de vapeur.