Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/89

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Qui crut un jour que tu l’aimais
Quand tu ne l’avais qu’admirée ?

À celle qui dort près de toi
Et, telle qu’une souveraine,
Te sourit sans savoir pourquoi,
Belle, indifférente & sereine ?

L’une, hélas ! fleur qui, pour s’ouvrir,
Eût eu besoin d’une caresse,
Loin de toi, n’a su que mourir
Afin de prouver sa tendresse.

L’autre combat avec la mort,
Ferme encor quoique exténuée,
Pour te préserver du remord
De te dire : « Je l’ai tuée ! »

La troisième, sans s’en douter,
Cueille le fruit de tant de larmes.
Oh ! celle-là, pour te dompter,
Dis-moi, quelles sont donc ses armes ?

Quand autour de toi tout s’est tu,