Page:Signac - D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, 1911.djvu/105

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



VII

TÉMOIGNAGES

1. Cette technique de la division, instaurée par les néo-impressionnistes et que nous présentons comme le développement normal de celle des impressionnistes, nous l’avions déjà montrée au début de cette étude, par de nombreuses citations, singulièrement pressentie et presque entièrement indiquée par Delacroix. Mais d’autres aussi avaient prévu toutes les ressources que le futur apport des néo-impressionnistes, la touche divisée d’éléments purs, pouvait offrir à l’art.

Voici Charles Blanc, qui nous a déjà signalé tous les bénéfices d’une technique savante basée, comme la division, sur le constraste et sur le mélange optique. Dans sa Grammaire des arts du dessin, il expose que, pour donner de l’éclat à la couleur, il faut éviter de l’étaler à plat, et conseille d’en user selon le mode oriental, précisément conforme au procédé des néo-impressionnistes :

« Les Orientaux, qui sont d’excellents coloristes, lorsqu’ils ont à teindre une surface unie en apparence, ne laissent pas de faire vibrer la couleur en mettant ton sur ton. »