Page:Sismondi - Nouveaux Principes d’économie politique.djvu/37

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Il y avait aux seizième et dix-septième siècles trop peu de liberté en Europe, pour que les premiers philosophes qui s’occupèrent d’économie politique, pussent soumettre leurs spéculations aux yeux du public ; et les finances étaient enveloppées d’un trop profond secret, pour que ceux qui n’étaient pas dans les affaires connussent les faits, d’où ils auraient pu déduire des règles générales. Aussi ce fut dans les ministères que commença l’étude de l’économie politique, lorsque, par un heureux hasard, les rois placèrent à la tête de leurs finances des hommes qui réunissaient les talens à la probité, et à l’amour du bien public.

Deux grands ministres en France, Sully sous Henri IV, et Colbert sous Louis XIV, portèrent les premiers quelque lumière sur un sujet, jusqu’alors considéré comme un secret d’état, où le mystère avait nourri et caché de monstrueuses erreurs. Malgré tout leur génie et toute leur puissance, rétablir dans les finances l’ordre, la clarté, et une certaine uniformité,