Page:Smith - Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Blanqui, 1843, II.djvu/515

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Un impôt territorial qui est établi, comme celui de la Grande-Bretagne, d’après un cens fixe et invariable, a bien pu être égal à l’époque de son premier établissement ; mais il devient nécessairement inégal dans la suite des temps, en conséquence des degrés inégaux d’amélioration ou de négligence dans la culture des différentes parties du pays. En Angleterre, l’évaluation d’après laquelle a été faite l’assiette de l’impôt territorial ou taxe foncière sur les différents comtés et paroisses, par l’acte de la quatrième année de Guillaume et Marie, a été fort inégal, même à l’époque de son premier établissement. À cet égard donc, cette taxe choque la première des quatre règles exposées ci-dessus ; elle est parfaitement conforme aux trois autres. Elle est on ne peut pas plus certaine. L’époque du payement de la taxe étant la même que celle du payement des rentes, est aussi commode qu’elle peut l’être pour le contribuable. Quoique le propriétaire soit, dans tous les cas, le vrai contribuable, la taxe est pour l’ordinaire avancée par le tenancier, auquel le propriétaire est obligé d’en tenir compte dans le payement de la rente ou fermage. Cette taxe est levée par un beaucoup plus petit