Page:Société agricole et scientifique de la Haute-Loire - Mémoires et procès-verbaux, 1879-1880, Tome 2.djvu/428

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
425
des séances

laine quoique tondue depuis peu de temps, s’échappait par flocon ; les mâles n’étaient pas châtrés ; et les bouchers eux-mêmes reconnaissaient l’infériorité de la viande sur la nôtre. Il y a eu, en tout, quatre arrivages de quatre-vingt-dix à cent moutons chaque fois.

Les causes de baisse sont trop multiples et échappent à mon appréciation ; mais ce que je tenais à constater, c’est que cette baisse n’avait pas pour cause l’introduction d’animaux étrangers, en ce qui concerne ceux qui sont compris dans la première catégorie.

Toutefois, qu’il me soit permis de présenter quelques observations à ce sujet et qui sont bien connues des éleveurs.

Il y a hausse après les années de sécheresse, lorsque l’année qui suit est abondante en foins et fourrages de toutes espèces, parce qu’alors l’éleveur peut entretenir une plus grande quantité de bestiaux qu’il a été obligé d’acheter à un prix plus élevé pour consommer tous ses fourrages.

Il y a baisse, lorsque la sécheresse commençant au printemps et se continuant en été, est la cause d’une récolte moins abondante qui oblige les agriculteurs à se défaire, à tous prix, du bétail qu’ils ne peuvent entretenir.

Mais, si l’on remarque que les cinq années qui viennent de s’écouler ont été humides, pluvieuses et très abondantes en fourrages, il n’est pas difficile de comprendre qu’aucune alternance de température ne s’étant produite, la production a été plus considérable non seulement dans notre région, mais même dans les régions du midi, et que, par suite, l’écoulement de cette nature de marchandise se soit ralenti et que la baisse se soit accentuée.


Une trouvaille de monnaies romaines en or a eu lieu, dans le courant de cette année, à Malrevers, canton du Puy. Elle est signalée en ces termes par M. Lascombe :


Au mois de juin dernier, M. Pierre Hostein, propriétaire à Malrevers, trouva, en labourant un champ situé au terroir des Trons, commune de Malrevers, deux pièces d’or absolument identiques, très bien conservées et frappées au type de Valentinien III, empereur romain d’Occident. Ce souverain, fils de Constance III et de Placi-