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coup que Heidi entreprenait quelque grande extravagance.

Mais quel spectacle sous ses yeux ! Clara, droite et ferme sur ses pieds cheminait côte à côte avec Heidi, et toutes deux avaient des visages rayonnants et des joues roses. Alors la grand’maman accourut précipitamment au-devant d’elles ; riant et pleurant à la fois, elle serra Clara dans ses bras, puis Heidi, puis de nouveau Clara, suffoquée par la joie et ne trouvant pas de paroles pour exprimer ce qu’elle sentait. Tout à coup ses regards tombèrent sur le Vieux de l’alpe qui, debout à côté du banc, les contemplait toutes trois avec un sourire de satisfaction. Glissant alors le bras de Clara sous le sien, elle s’avança vers le banc en poussant de continuelles exclamations de ravissement à l’idée de pouvoir ainsi marcher avec l’enfant à ses côtés. Puis abandonnant le bras de Clara, elle saisit avec force les deux mains du vieillard.

— Mon cher grand-père ! mon cher grand-père ! Que ne vous devons-nous pas ! C’est votre ouvrage ! ce sont vos attentions, vos soins, —

— Et le soleil du bon Dieu, et l’air de l’alpe, interrompit le Vieux avec un sourire.